Le 1er mai 2011, autour de 16h30, est décédé Ti-Gars, a.k.a. «Garçon», d'un accident de champs!

Me voilà chez des amis à Trois-Rivières, il est 23h et un peu plus, nous sommes prêts à retourner chez nous! Le chemin entre la maison et la voiture est long, à cause de l'amitié qui nous lie à ces gens, le départ est tardif! On démarre la voiture, et on jette un oeil au cellulaire resté dans la voiture... J'ai la mémoire courte...7 ou 13 appels manqués, de quoi se poser quelques questions... Un appel provient de l'écurie... mon coeur se retourne...eurk...je me ressaisis, sachant que mes protégés sont entre bonnes mains...!
J'avais raison, et tord à la fois! Un bête accident, fatal, qui l'a selon la vet, empêché de souffrir...! Je n'en suis pas si certaine, mais on ne le saura jamais, personne (d'humain) n'était sur place pendant, juste après... Ti-Gars a été transpercé vivant par un poteau déssoudé de la mangeoire qui pendait à sa base, c'est lui qui est passé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand un cheval panique, se sent prit, il ne réfléchi pas, il fuit...
La vie est parfois étrangement faite! J'avais fait un bon bout de chemin avec lui, il avait trouvé une certaine paix, et la santé du même coup, de ses sabots, puis grâce à son alimentation, se son corps...bref il remontait la pente!
Quelle fin étrange lui a été destiné...!
Nous sommes descendu lentement, 5h du matin j'étais dans la cours de l'écurie à observer son cadavre à distance respectable, déjà gonflé et raidit par la mort... Spectacle assez horrible en soi, mais supportable quand on a le désir de dire au revoir à un être qui nous a tant donné... J'ai flatté ses oreilles avec attention, chose qu'il ne me permettait à peu près pas, il détestait...! J'ai prit le temps de l'observer. Je pensais ne pas être en mesure de regarder, mais au contraire, j'aurais eu l'impression de manquer son départ, malgré que ce n'était plus vraiment lui...! Un corps raide, des yeux sans expression, un animal empaillé. C'était souffrant de ne pas sentir sa peau chaude frémir sous mon contact et ses muscles bouger sous sa peau...
J'ai de la difficulté à croire à une vie après la mort ou à un monde meilleure, mais je dirai comme tout le monde finalement, que j'espère qu'il est bien là où il est, libéré de toute souffrance physique et psychologique. Ti-gars... je ne t'oublierai jamais...